dimanche 2 juillet 2017

L'Amour, OUI, l'héritage NON !


Combien j’ai bien fait de refuser de céder aux injonctions paradoxales de mes géniteurs, lesquels tous deux m’ont l’un puis l’autre, en état de fragilité, demandé de l’aide pour ensuite récuser les meilleurs conseils bienveillants afin de ne pas lâcher le guidon…

J’y vois une limite, que j’ai relevée et à propos de laquelle sans porter de jugement de valeurs j’ai pu décider de l’action à accomplir : celle de l’homo occidentalus libertaire, celui de la génération pourrie gâtée de 1968 qui, c’est le moins qu’on puisse dire, ne nous laisse pas un monde en très bon état et fut à titre personnel extrêmement bien servie contrairement aux générations d’après. Aisée dans son ensemble, cette génération bourgeoise  n’a de cesse de dicter ses lois et de faire la morale à tout un chacun en omettant souvent de s’appliquer à elle-même ses propres maximes. Tout ceci me fait penser à une armada de prélats quelque peu dogmatiques et pétris de contradictions, lesquelles ne tiennent que par le pouvoir que la vie sociale leur confère.

Si je suis à leur égard redevable de la vie, je ne le suis en rien de devoir souffrir ce que je nomme à dessein leurs névroses. Contrairement à eux qui ne parviennent pas à s’en défaire je ne vis pas dans le passé (les faits remontent au début des années 80… : ça commence à bien faire, ces vieux dossiers, vous me faites chier avec vos vieilles querelles, vos rancœurs et votre fiel susurré entre le fromage et le dessert !). Et ma foi, leurs re-mariages furent leurs choix, lourds de conséquences pas toujours heureuses pour eux et pour leurs proches dont ils sont les seuls responsables. Les enfants n’ont pas à s’adapter aux choix de leurs parents et à les servir mais au contraire à trouver eux-mêmes leur voie librement. Personne ne doit rien à personne.

Plutôt que de rester à leurs côtés à faire l’impossible (argent et pouvoir sont devenus l’alpha et l’omega de leur système de valeurs, ils en parlent inlassablement et s’y réfèrent comme à un mantra), je préfère vivre libre et loin. Ainsi serai-je de ma famille le seul (avec ma nièce Julie surement) à être fidèle non seulement au couple qu’ensemble ils formèrent il y a fort longtemps, mais respectueux des enseignements de mon défunt grand père et de ma grand-mère bientôt âgée de cent ans : liberté de parole et d’expression, fidélité a la terre et foi, et surtout pas d’arrangements avec la vérité quand celle-ci dérange.

Loin de les juger, je me désole pour eux deux de cet état de faits et préfèrerais les savoir mieux portants et plus aimants. Et respecte de facto ces choix qui sont les leurs et qui, je le regrette, traduisent un mal être et non les êtres, lesquels ont toujours été et demeureront toujours bons.


Aimer est la seule chose qui compte et aimer contraint à consentir à prendre les êtres tels qu’ils sont. Que l’un comme l’autre vivent des jours paisibles, et qu’ils sachent que le seul héritage qui vaille n’a rien de matériel. L’argent et les biens accumulés ne sont rien, ne signifient rien, ce n’est ni un du, ni un joug. Le leur, sous cette forme précise, comme je leur ai signifié, ne m’intéresse en rien et je n’en veux pas, qu’ils le cèdent à ma sœur. Chacun aura fait de son mieux, la vie continue, et à tout moment celui ou celle qui se sera engagé dans une impasse conserve la faculté de faire demi-tour. Changer est le contraire de se renier, c’est au contraire une force qui nécessite clairvoyance et courage. Comme tel, ce n’est pas donné à tout un chacun, mais chacun demeure libre et adulte donc responsable de ses actes.


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