lundi 31 juillet 2017

J’étais de passage, voyez …


Quand ça s’est su que j’allais partir pour de bon, il y a eu comme une rumeur qui m’est aussitôt revenue et m’a fait sourire. J’étais censé d’après ces proches qui me connaissaient mieux que moi-même fuir. Les fuir. Cela m’a amusé, cette projection égocentrique. Comme si eux et Paris et ces séquences passées avec eux étaient ma vie et le centre de l’univers.  J’ai trouvé ça mignon, gentiment immature, cette incapacité à penser l’autre indépendamment de soi, à tout ramener à soi, à ne pas penser qu’une vie ailleurs est possible voire souhaitable. Pourtant je ne suis pas le premier à être parti et je ne parle pas les pieds devant. D’autres avant, dont moi qui déjà étais parti 3 ans.

J’étais de passage ni plus ni moins, ai entre 2012 et 2016 passé de fort nombreux bons moments avec tel ou telle, ai même vécu trois ans avec une fille absolument formidable que j’adore et qui dans son genre est une vraie petite star. Mais je ne me suis jamais fondu ou confondu avec cette vie-là, trop étriquée pour moi qui ai soif d’horizons et qui ai toujours cultivé de grandes ambitions, dont celle d’être heureux.

Attendre le 25e anniversaire de ce bar très connu, aligner à 50 ans passés les soirées machin, passer 9 mois par an dans une ville pluvieuse et assister à plein d’enterrement de potes. Non merci, pas pour moi. En 4 ans j’ai dû assister à 15  soirées privées organisées par quelqu un et sur les 15 j’en ai organisé 5 dont 3 inoubliables. On est une poignée dans cette vie-là à penser faire des choses pour les autres, la plupart se contentent de suivre. Des gamins qui te font la leçon alors qu’ ils ne savent rien de rien de la vie et ne prennent jamais le moindre risque et sont couvés par papa moman. C’est lassant à la longue, ce sentiment de faire et refaire toujours le même circuit, voir les mêmes gens, aller dans les mêmes endroits, les mêmes soirées, ça se mord la queue, on finit par étouffer toute originalité dans ces habitudes et ces petites tribus fermées sur elles-mêmes. Alors OUI ce fut bien mais il fallait que ça cesse, pour moi j’entends. Moi c’est le monde et la nature et la découverte de ce que je ne connais pas, et aussi la curiosité d’apprendre chaque jour et de tacher de transmettre quelque chose. Pas ou plus de rester le cul sur une chaise à attendre je ne sais quoi sans rien faire.

Ce sentiment les derniers temps… On se parle sans rien se dire, on tait la vérité, on joue la comédie, ces gens qui se sourient par devant et se sabrent par en dessous, ce plaisir de certains quand elle allait mal à la casser, le nombre d’entre eux qu’ en un an j’ai remis à leur place, les petits saligauds, pas le dixième de sa classe, ça fait mumuse sur son dos, ça se délecte de la voir stagner et s’enfoncer, que c’est moche et médiocre parfois la nature humaine. Et ces gens qui ne savaient trouver mon numéro que pour que je les aide gratuitement, intéressés, comme des cons, je leur faisais leur truc gratos et évidemment ils ne faisaient rien après. Et l’autre andouille notoire que je tiens à bout de bras deux ans et que je finance et remets sur pied jusqu’à lui souffler le contenu de sa reconversion, à qui je transmets la façon d’y parvenir et qui une fois sur pied ne trouve rien de mieux que lancer une cabale dans mon dos. Et qui récidive 3 ans plus tard. Indécrottable. Le mec dans trois ans si jamais je repassais il aurait avancé de 2 centimètres. Un scorpion. Quel gâchis, c’est un bon gars au fond avec plein de talent. Mais d’une lâcheté et d’une immaturité telles que fonder des espoirs sur sa petite personne revient à se faire des illusions. Le balancier de son fait retombe toujours du mauvais côté, comme s’il était victime d’une conjuration.

C’est pas que les gens soient mauvais loin de là mais rien à faire ils choisissent pour la plupart la facilité et se rassurent par le nombre. Des Peter Pan comme les appellent les flics. C’est dommage vraiment mais c’est leur choix. Pas étonnant qu’ils ne comprennent rien a rien aux miens. Et si d’aventure je reviens un jour couvert de gloire pour on ne sait quelle raison, pour sûr que tous viendront chanter mes louanges après avoir fait l’inverse.


Le propre des milieux c’est de tirer toujours vers le bas. C’est pas un hasard si de fort nombreux bons éléments s’éloignent ou se barrent ou rêvent de le faire. C’est question de salut, et je le souhaite a quelques-unes et quelques-uns, le faire à un moment à leur tour pour ne pas ou plus s encrouter et vraiment décoller. Elle bien sur dont les rêves sont si beaux. Et puis les fameux DEUX. Pour le plus jeune sa vie professionnelle va l y conduire forcement. Quant à l’autre il est tout bonnement incapable de médiocrité, et le monde lui est ouvert. Ces trois-là donc. Et puis d’autres. Bien d’autres. C’est tout le mal que je vous souhaite à vous que j’aime tant.


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