mercredi 7 juin 2017

Le Vaste Plan - 4- La visite des Enturbannés


 Le chat Belzebuth venait à peine d’avaler la dernière bouchée du sexe d’un petit enfant malgache attenté la veille par les Douze stérilisés que la porte s’ouvrit sur deux des Enturbannés.

« Pfff, fit le félin en venant se frotter aux immaculées djellabas saoudiennes. Ces séniles reptiliens ont la panse fourbue, seul Frère Suprême, du fait des ovaires qu’il avale comme des bonbons a suffisamment d’énergie pour vous recevoir.
-          C’est que Wallah !, notre avion à pétrole nous a ici conduits promptement, et nos frères nous attendent pour un diner avec l’immonde rouquin à moumoute…
-          Pour sûr, ce vil harangueur nous sied peu, et nous nous moquons de le faire attendre. Restez ici, je m’en vais le querir… »

Et l’obscur félin s’évanouit en quelques grinçants frétillements de queue noire.

« Sunnites Somités, héla Frère Suprême, excusez cet avachissement. Ma malade colonne vertébrale m’a cloué après ces agapes avec de charmants bambins. On est bien peu de choses …
-          Oh PedoFrere bien aimé, Suprême Pizza Pyramidale, devant ta suprématie luciférienne mon couvre-chef bonne-maman s’aplatit.
-          Il suffit, assez de simagrées, O honteuse sodomite : que me valent vos puantes présences en ces lieux aseptisés ?
-          Nos Qataridiots, O Sire, nous causent du tracas : Ils financent les méchants terroristes !
-          Eh bien qu’y a-t-il la de suspect, O Financeur-des-Mêmes-Par-En -Dessous ? Serais-tu mono-client, et quelque peu jaloux de tes voisins golfeurs ?
-          Ces rats, infâmes sunnites de sous mosquée, Wallah, devaient se contenter des abrutis aux ballons ronds et nous laisser marionnetter entre Saoudis !, hurla le second enturbanné en faisant chuter sa babouche.
-          Tu sens des pieds, vilain méteque ! Belzebuth vite : sulfate-nous de Chanel, mon crochu nez n’en peut plus.
-          Pardon O Suprême ! O Wallah Amdoulila !
-          Clown dégénéré, remets cette babouche et vas t’en tremper tes palmes dans du jus de Guerlain ou je te fais castrer ! Par Satan qu’on nous rende Khomeini !
-          Wallah Wallah Hamdoulila, hurla à ce nom mille fois maudit l’enturbanné. Chiite chiite bull-chiite !
-          Excusez mon cadet, O Suprême, reprit l’autre. L’abus de C lui monte au cerveau.
-          Il n’en a point, ne me fais point me gausser : sa puce RFID l’a définitivement grillé. Toi n’es point sot, alors écoute. Ces qataridiots ont versé rançon pour récupérer quelques dégénérés de leur sang a Daesh Machin Chouette, ce fut mon œuvre. Ainsi vous voilà sournoisement désunis, et prêts à l’assaut des Perses comme je te l’avais annoncé. C’est sur vos têtes que les missiles de Téhéran pleuvront, alors que les armes yankees viennent tout juste de vous être livrées. Il importe que tel un baril la région s’embrase. C’est à partir d’elle que tout s’écroulera peu à peu, nous le savons toi et moi. Alors fais tonner le feu du ciel vers la Perse et ses alliés, lance tes milices en Europe, ordonne leur de faire régner la terreur dans les rues. Et attends patiemment comme les prophéties l’ont mille fois énoncé qu’aux Balkans…
-          Et… Et…
-          Mais oui il reviendra ton Prophète, andouille. Il est là, on s’en occupe, tout est prêt je te dis. Islam est grand, et seul Lui a pour devoir de terrasser les mécréants, comme le dit Le Seul Livre Sacré.
-          Ah Maitre et Seigneur, Merci, Wallah !
-          Donc fais-moi à présent le plaisir de prendre ton pue-des-pieds par les couilles, de t’arrêter au rez-de-chaussée récupérer ta ration mensuelle de pucelles et puceaux, et de déguerpir. J’ai sommeil, te dis-je, par Lucifer ! Et si tu es gentil je te livrerai bientôt Salman Rushdie ».

Un vent mauvais entra soudain, qui aspira les enturbannés et les fit avaler par l’ascenseur de verre.

«  Ouf, Belzebuth, mon nez délicat a failli y passer. Quels abrutis quand même, ces receleurs de pétrole ! Un ciboulot de CE2 et des manières de CGTistes.
-          Ce sont des bédouins, Triste Maitre. Une viande excellente à griller parait-il.
-          On les égorgera un a un dans leurs baignoires en son temps. Mais dis-moi plutôt : l’enfant ivoirien a-t-il succombe ou pas encore ?
-          Il lui reste encore deux doigts de vie.

-          Fort bien : sa peau était un régal. Prépare-moi le coffret à sextoys : cette entrevue m’a comme régénéré. »


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