mercredi 3 mai 2017

Les dessous pas chics de Madame de Montretout


Le 5 octobre 1972, Jean-Marie Le Pen, ancien député poujadiste et ancien de l’Algérie Française devient le premier Président d’un parti créé par Ordre Nouveau, groupuscule rassemblant à compter de 1969 anciens adorateurs du régime de Vichy, anciens SS et anciens militaires pro Algérie Française.

« Il faut faire un parti révolutionnaire », avait alors déclaré son fondateur Jean-François Galvaire. « Blanc comme notre race, rouge comme notre sang, vert comme notre espérance ».

Ce sera donc le Front National.

Au cœur de cette stratégie, l’idéologue François Duprat, dont le leader du FN s’est largement inspiré pour asseoir son discours. « Un million de chômeurs, c’est un million d’étrangers en trop »

A l’époque, juste avant d’être repêché part Ordre Nouveau, le père de Marine dirigeait une petite entreprise, la SERP, dont l’activité était la production et la diffusion de disques de chants nazis. Alors habitants du 15eme arrondissement de la capitale (jusqu’au plastiquage de leur appartement), la famille Le Pen vivait, comme le raconta la première épouse du Menhir, dans une gaudriole ou chanter ivre des chants nazis et pétarader en plastronnant sur les « youtres » et les « bicots » faisait partie du décor quotidien. C’est dans ce bain que les trois filles Le Pen grandirent pendant les années 70.

L’année 1976 fut un cru supérieur pour le leader frontiste. Jamais en panne de sponsors, le breton avait fait la connaissance de l’héritier des Ciments Lambert, homosexuel dépressif et gravement malade vivant avec sa mère, et qui s’était pris de passion pour les idées défendues à corps et à cris par l’orateur borgne.

Pierrette et Jean-Marie cajolèrent alors mère et fils, jusqu’à ce que rapidement, la mort les prenne tous deux. Les Le Pen devinrent à la déconvenue des héritiers officiels les légataires de l’immense fortune du défunt. Parmi le legs : Montretout.
C’est à compter de là que Jean-Marie devint l’un des hommes politiques les plus fortunés de France. Mais aussi (nous raconta Pierrette par la suite), un authentique spécialiste des placements de valises en Suisse et des falsifications fiscales.

Car l’homme aime, que dis-je, adore l’argent par-dessus tout. Le looping Lambert eut lieu une seconde fois avec une pauvre veuve de l’Yonne, chez qui JLM se faisait souvent déposer en hélico dans les années 80, et qui lui livrait clef en mains de jolies enveloppes remplies à ras bord de cash.

On ne compte point les témoignages de cadres du Front rapportant comment le Chef confisquait les dons des adhérents à son seul profit, opérant une systématique confusion entre les comptes et le faisant toujours dans le même sens.

Avocate de métier et fort à propos des astuces de Papa, la benjamine fut très jeune élevée à la découverte de ces habiles tours de passe passe, elle qui, en tant qu’Avocate du FN (son seul job véritable à ce jour) eut à défendre moult fois papa devant les tribunaux.

Le rapport des Le Pen à l’argent éclaire plus que tout autre chose la réalité dissimulée de cette famille shakespearienne. La séparation à feu et à sang d’avec Pierrette, la première Madame Le Pen, qui s’enfuya du domicile avec le biographe de son époux, donne quelques indications : le Père lui coupa purement et simplement les vivres et l’assaillit de procès des années durant. Avec Marie Caroline son ainée, coupable d’avoir penché pour le félon Mégret, il fit de même. Ce père est capable de tuer sa progéniture si jamais celle-ci lui manque. Et il fut cocasse de voir sa troisième faire à son encontre peu ou prou la même chose en 2015 quand le surmoi trop bruyant de ce père sparadrap devint un frein à ses propres ambitions.

L’argent, mais aussi la procédure.

Car les Le Pen sont les champions des prétoires, et n’hésitent pas à mettre sur la paille le patron d’une imprimerie, militant FN notoire, pour ne pas avoir à lui rembourser d’énormes avances de trésorerie qu’il leur avait consenties. Les victimes des assauts procéduriers de la famille de Saint Cloud se comptent par dizaines voire davantage sur plusieurs décennies

On le comprend aisément, le ferment du sourire de la Blonde candidate est et demeure la violence, l’extrême violence de la rapacité, de la dissimulation et du chantage par avocats interposés.

Cette brillante stratège au caractère trempé dans l’acier n’a pas son pareil pour se prétendre l’amie des faibles, et le fait avec un sens consommé de l’apparente empathie. Avocate, elle sait y faire et de mieux en mieux.

Mais au-dedans, sous le vernis d’un programme attrape gogo, c’est le froid de la lame et rien d’autre.

Cette femme veut le pouvoir, elle le veut fermement, et elle est programmée pour un jour l’avoir entre ses mains. Celle qui fut sa jeunesse durant raillée et humiliée pour le simple fait de s’appeler Le Pen tient sa revanche et ira jusqu’au bout. La rage lui tient lieu d’essence, et la bougresse est comme une jument, tout en muscles, prête à ruer, se retenant, parant les coups. L’image, vraiment proche de la perfection, qu’elle a réussi à donner d’elle-même, cette image ripolinée de ces bourgeoises de Saint Cloud que je connais bien, prêterait presque à la sympathie, tant photoshop a gomme les aspérités.


Mais les dessous …


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