mercredi 19 avril 2017

Merfi pour fe moment


Vous vous souvenez du Trierweiler ? Ce bouquin a pulvérisé en quelques jours les records de ventes de livres en France. C’était le genre de truc que tout un chacun vouait aux gémonies tout en ne pouvant tout bonnement pas s’empêcher sinon de l’acheter, du mois d’en lire les bonnes feuilles. Une incursion dans la chambre à coucher de pépère, pensez donc ! Les voyeurs qui sommeillaient en chacun de nous ne pouvaient tout bonnement pas s’empêcher ! La donzelle s’est fait une petite fortune avec nos vices, et nous eûmes beau jeu de l’accuser de notre vulgarité collective.

Avec mon blog dont je puis surveiller les nombres de clics comme les « origines » (en clair les pays concernés par les « ventes »), je viens de réaliser à toute petite échelle cet effet Trierweiler. Cela m’a fort distrait et je n’en fus absolument pas surpris : le seul billet de type « chambre à coucher » sur les 110 écrits à ce jour (lesquels 109 autres portent sur des sujets o combien plus nobles) devint comme par enchantement le HIT. Number one et de loin avec de sacrés pics le week end dernier dans certaines capitales européennes. Tout un art de créer le buzz a quelques milliers de kilomètres, en bien ou en mal tel n’est pas l’objet vu qu’on parle bien d’un 2.0 périssable. Le cocasse est qu’ayant programmé le blog de manière à ce que chaque clic occasionne pour ma pomme un GAIN (10 centimes d’euro le clic pour parler fric), ce petit billet qui aura forcément déplu a certains leur aura donné l’occasion de me rémunérer en me lisant. Avouez que c’est drôle. Désole de savoir jouer avec le système, il faut bien vivre comme disait Madame Trierweiler.

On ne renonce pas à l’honneur d’être une cible, disait Cyrano de Bergerac. Avec Rostand je plussoie, et d’expérience. Multirécidiviste en l’occurrence, ayant vécu cet honneur par trois fois en quatre ans d’avoir été la cible de crachats par en dessous au sein d’un tout petit milieu pour lequel je ne cache pas mon plus profond mépris. Non pour les êtres qui le composent et pour lesquels je conserve une forme d’estime de manière détachée, mais pour leurs méthodes aussi pathétiques que grotesques. Se retrancher dans le nombre pour faire preuve de malveillance caractérisée sous cape, faire circuler des rumeurs, cracher par en-dessous par oral et par écrit, tout cela a 20 contre 1, avouez que ce n’est pas glorieux.

L’ennui est que cette meute de lapins crétins immatures n’a toujours pas compris la leçon quatre ans après l’échec de sa première salve : plus tu me cibles, plus tu attaques par en-dessous et plus la riposte est fulgurante. J’en connais un qui par deux fois en quatre ans s’est écroulé en larmes a la lecture de quelques lignes de ma main (non publiées je précise). Il faut dire que le bougre était allé très très loin …
La malveillance et la lâcheté sont des comportements avec lesquels je ne transige pas. Question de principe, et non d’ego, vu que je considère que quelqu’un qui se comporte ainsi se tire une balle dans le pied. Je ne me sens jamais touché ou atteint des lors que les choses prennent ce tour-là, plutôt conforté en fait. Et me satisfais de voir mon attitude intransigeante confortée par de nombreux témoignages aussi discrets que sincères de gens qui, observant cela à distance sans s’y mêler, prennent le parti de l’offensé et dénoncent les lanceurs de cabales. Eux aussi voient bien qu’un petit noyau (toujours les mêmes) passe sa vie à chier sur le voisin dans son dos, et ne peut s’empêcher de se trouver des cibles à longueur d’années.

Ca vit dans l’entre soi et ça ne bouge jamais de son petit bout de trottoir avec sa chope a la main, et ce quel que soit le temps. Ceux-là ne réalisent point quelle image désolante qu’ils donnent par le vacarme qu’ils imposent aux autres d’un milieu pourtant si sympathique et si attachant. Quelque chose me dit que dans dix ans, pour ceux qui ne seront pas tombés au champ de bataille, ils en seront toujours là. Ma foi, si leur compagnie vous convient, ne vous étonnez pas qu’avec les ans ca déteigne. On a ma foi les amis qu’on mérite, et devenir quelqu’un de bien, comme dit l’autre, « c’est du boulot ».





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