vendredi 10 février 2017

Libertad !


S’aimer c’est s’aimer libre. Et aimer, c’est aimer l’autre libre. C’est comme ces gens qui aiment les oiseaux et qui s’en vont faire l’acquisition d’un joli moineau qu’ils laisseront en cage. Que ne l’ouvrent-ils, cette cage, que n’aiment-ils ce joli moineau non pour eux-mêmes, mais pour lui, comme ils sont censés s’aimer eux-mêmes.

Marchant chaque matin le long du rivage, j’observe le ballet majestueux des grands oiseaux plongeurs au dessus de ma tête, piquer du nez bec en avant dans l’océan à la recherche de poissons. Le somptueux spectacle qu’ils m’offrent chaque matin est comme un raccourci de ces convictions enfin cimentées dans les actes : oui, à la place qui est la nôtre, petits êtres vivants dotés de capacité à nous élever comme à sombrer, nous pouvons, si nous le voulons, voler haut, danser dans les airs, en meute ou bien solitaires, et puis plonger la tête la première dans l’immensité de l’océan. Pourvu que personne, et surtout pas nous-mêmes, ne nous ait entravés volontairement ou non.

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