vendredi 3 février 2017

SLAM /SILENCE : la double peine


Il est temps de partir. Réveil à 5h, un bon paquet ici se sont défoncés à l'héro. Cette drogue-là (comme toutes les drogues quand on en abuse) c'est l'horreur, l'effet que ça fait. Tout ce que les gens ont fait de bien ça détruit tout, et vite, entourage inclus. Je suis d'une intransigeance absolue envers cela, non pas l'usage de drogues, mais l'abus, le refus de se poser des limites. 

Celles et ceux qui s'y adonnent ont toujours cette formule creuse : "je gère", à t'opposer quand tu leur dis gentiment stop pour les mettre en garde. Foutaise ! Non tu gères rien, tu te détruis, tu bousilles tout, toi, tes potes, l'éthique, ton entourage, tous ceux que tu aimes. Je l'ai vu et vécu ces dernières années à Paris, je m'en suis approché de très près, et j'en ai vu, sombrer, plus bas. Il y a eu des morts, le milieu a décrété l'omerta, j'ai ouvert ma gueule une fois encore parce que se taire quand la mort est au bout c'est non assistance à personne en danger. 

Cette saloperie de SLAM : parlez-en autour de vous, de ce que ça fait comme ravages ! Mouillez-vous pour vos proches, si vous les voyez tomber et sombrer là-dedans, dites-leur surtout ce qu'ils ne veulent à aucun prix entendre. S'il y a une infime chance qu'ils entendent, déposez-la cette graine. Il ne s'agit ni de plaindre, ni d'excuser, nin d'accuser, ni de juger, ni de faire à la place de, ni de sauver. Il s'agit simplement de se montrer digne et courageux, et de faire son devoir, à son bout, d'une manière ou d'une autre. 

Alors une fois encore le même clou : NON on ne gère rien quand on est addict aux drogues dures !

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